Elodie Alice

« Elodie Alice a, entre autres qualités, celle de la simplicité dans sa présentation […]. Elle a un timbre bien à elle, très identifiable, marqué par ce que j’appellerais une sorte de gouaille sous-jacente qui en fait la marque, le charme, et qui la distingue de tant d’autres, trop identifiées aux figures historiques du “jazz vocal”. […] Par cette discrétion, cette retenue, qui finit par révéler en filigrane un vrai tempérament, elle sait prendre et retenir un public. »
Philippe Méziat, Jazzmagazine.com, samedi 29 mars 2014

 

 

« Elodie Alice en trio, avec Dave Blenkhorn (g) et Franck Richard (b) […] répertoire de standards aimés, distillés avec classe, sans fioritures. C’est droit, franc du collier […] les solos de Dave Blenkhorn sont construits avec intelligence, Franck Richard assure un accompagnement parfait. Plusieurs personnes tiennent à faire savoir qu’ils sont ravis de cette “découverte”, et l’un d’eux quitte le café en adressant ce compliment : “bravo, vous chantez très bien, et en plus vous êtes très belle”. Et v’lan. Elodie ne bronche pas. La classe, je vous dis. »
Philippe Méziat, Jazzmagazine.com, dimanche 6 avril 2014

 

 

sortie de résidence pour “Amours standard/duo pour un contre-chant”
« Elodie Alice explore la thématique de l’amour dans quelques standards du jazz, en équivoquant sur la standardisation de la chose amoureuse, mais en dévoilant aussi au passage le contenu explicite et implicite des textes de ces chansons d’un autre siècle. Entre textes/poèmes originaux qu’elle a écrits et qu’elle dit, version légères des « songs » en question, et danse venant accompagner une écoute de « I Got It Bad » (version Yonathan Avishai), Élodie donne de la voix et du corps, soutenue sans faille par un accompagnateur sensible et habile, Monsieur Gadou, dont j’ai également déjà parlé souvent ici ou ailleurs. La voix ? Elle est belle, fine, timbrée, avec ce soupçon de gouaille qui permet de l’identifier, et en progrès de jour en jour. Le spectacle ? Il progresse, et gagnera en force si la chanteuse laisse ses textes sur le tapis, ce qui lui permettra une adresse plus franche en direction du public. Chaque fois que cela se produit, le contact s’établit, et chaque fois que cela se perd, il se perd aussi un peu de ce lien. Quant au corps, si présent dans l’amour, dans les textes où il est sublimé ou dans le rythme de la musique, il accompagne la prestation en permanence[…]. A suivre donc, en espérant que le spectacle puisse tourner, et avancer en jouant. »
Philippe Méziat, Jazzmagazine.com, 28 février 2016

 

 

Musique et répertoire
Elodie Alice nous plonge dans l’âge d’or du jazz américain des années 20 à 60. En duo, trio, quartet ou septet, elle interprète les standards du Great American Songbook (Duke Ellington, Cole Porter, George et Ira Gershwin, Rodgers et Hart, etc) et quelques perles oubliées de ce grand répertoire.
C’est dans un esprit fidèle à celui de l’époque qu’elle s’approprie les swings et ballades de ce grand répertoire. Mais si la chanteuse ancre son style dans cet univers, elle tient à s’en émanciper. Grâce aux arrangements, aux personnalités musicales qui l’entourent. Ainsi que dans ses interprétations vocales : Elodie Alice aime y glisser des approches mélodiques et rythmiques joueuses, faire une belle part au scat, improviser.

Le choix des standards est primordial pour la chanteuse. « Interpréter, c’est, selon moi, raconter. Se raconter soi à travers un texte et sa mélodie pré-existants tout en restant à leur service. Il y a chez l’interprète un jeu de montré-caché, de dévoilement qui me va bien. » Rien d’étonnant, alors, à ce qu’elle ait également un répertoire en français (Vian, Nougaro, Trenet, etc…) dont elle se saisit avec un plaisir différent mais bien réel : « Chanter en français, c’est retrouver une proximité avec le public, une intimité avec les mots, une complicité incomparable. »

Jouissant d’un charisme certain, pétillante, Elodie Alice livre avec professionnalisme un jazz profondément vivant, cousu d’élégance.

 

Parcours
Elodie Alice se lie au jazz dès son enfance. Elle profite de la discothèque de ses parents et, friande de cinéma, elle est fascinée par les comédies musicales. Elle conjugue sa formation musicale et vocale à des univers très différents : théâtre, tango argentin, folk anglaise, chanson française.

Elle s’exile deux années à Berlin puis au Canada. C’est sur le continent nord-américain qu’elle redécouvre son attachement au jazz. Son expérience québécoise lui offre un formidable espace pour consolider sa culture des standards américains et commencer à se produire en public. À son retour, elle s’entoure aussitôt de précieux musiciens comme Cédric Jeanneaud ou Thierry Lujan. Elle s’affirme alors rapidement en tant que chanteuse jazz en multipliant les rencontres avec les musiciens tels Alex Golino, Francis Fontès, Guillermo Roatta.

Aujourd’hui, Elodie Alice est au coeur de plusieurs projets musicaux comme son imposant Septet, le trio Two and a miss, celui de Miss New Orleans, le très français Mon Amour Jazz Quartet.
Dans Amours standard / duo pour un contre-chant, dernière création, elle prend des chemins de traverse en renouant avec le jeu scénique et la danse. Une double édition, livre et disque, complète ce projet à multiples facettes.

Sa notoriété naissante lui permet de se produire régulièrement à Bordeaux et dans le grand Sud-Ouest.